Publié dans Editorial

Note d’espoir !

Publié le vendredi, 27 août 2021

Le rideau de la Rencontre des entrepreneurs francophones à l’Hippodrome de Longchamp (Paris) à laquelle assistait une forte délégation malagasy est tombé sur une note d’espoir. Force est de reconnaître que les uns et les autres, dans ce cadre mythique, s’évertuaient à convaincre et à séduire.
Pour la délégation malagasy conduite par le Chef de l’Etat Rajoelina, la délicate et complexe mission consiste à ramener les opérateurs et capitaines d’industrie présents à se résoudre concrètement à investir dans la Grande île.
Français, Marocains et Belges ont effectivement manifesté leurs intérêts à jeter leur dévolu sur les potentialités que Madagasikara peuvent leur offrir. Des opportunités à ne pas rater du côté malagasy. La délégation malagasy, à commencer par son chef le Président Rajoelina, ne ménageait pas les efforts pour « appâter », dans le sens propre sinon noble du terme, les investisseurs en puissance participants à Longchamp de façon qu’ils n’hésitent pas à foncer. En vrai, Madagasikara dispose de réelles potentialités et de tangibles opportunités à offrir à tous ceux qui sont prêts à franchir le pas.
Nos ressources naturelles, en dépit des pillages en règle perpétrés auparavant par de faux exploitants demeurent toujours en abondance. Le sous-sol malagasy regorge, envers et contre tout, d’immense trésor qui ne demande qu’à être exploité légalement et judicieusement. Il existe encore d’espaces qui aussi ne demandent qu’à être exploités. Idem pour la main-d’œuvre qualifiée et de masse. Les grands capitaux sont ainsi les bienvenus ! Les espèces endémiques en faune et flore pouvant intéresser les touristes n’attendent elles aussi qu’à être découvertes. Des sites touristiques qui n’ont rien à envier des traditionnels et célèbres lieux de visite comme au Maroc, en Egypte ou ailleurs. Des atouts, Madagasikra en possède entre les mains ! Il suffit de les vitaliser. Pour ce faire, on fait appel à des partenariats gagnant-gagnant. Etant entendu que le système local manque terriblement de capitaux, le principe des PPP s’avère incontournable. D’où l’importance d’une telle Rencontre. Les enjeux et les défis sont de taille !
Rappelons seulement que des promesses et de bonnes intentions, le pays en avait déjà connu. De faramineuses sommes de capitaux à investir étaient mises en avant mais les réalisations concrètes se font attendre. Et ce pour plusieurs raisons.
Madagasikara doit fournir de gros voire de colossaux efforts pour créer un climat des affaires attrayant. La sérénité et la paix civile, des gages pour rassurer les investisseurs, les vrais, à venir en masse, ne sont pas à négocier. Les instabilités politiques et les troubles sociaux perturbant les activités économiques sont à bannir. A ceci s’ajoute la mise en place au préalable d’un Code d’investissement susceptible d’attirer les capitaux de gros calibre. De même un Code minier sérieux et capable de garantir les intérêts de tous, en premier lieu le pays hôte, s’impose. Dans le même ordre d’idées, un cadre fiscal attractif garantissant toujours bien évidemment l’équilibre des intérêts des deux côtés s’inscrit dans le cadre d’une nécessité à prendre en compte. Certains recadrages de l’environnement économiques ne doivent pas se faire prier.
Indiscutablement, la REF à l’Hippodrome de Longchamp se termine sur une note d’espoir mais faisons attention à l’optimisme trompeur. Il reste beaucoup à faire ! Rien n’est gagné d’avance et tout n’est non plus perdu d’avance.
Ndrianaivo

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Editorial

  • Opération délicate
    Le faux et l’usage de faux envahissent l’Administration, grand « A » s’il vous plaît, à savoir le domaine général qui englobe tous les secteurs d’activités de l’Etat ou de la République. Faux et usages de faux, du jargon populaire « fosika », faux diplômes ou certificats de fin d’étude gangrènent presque tous les Corps de métier de l’Administration entre autres les départements clés comme l’Enseignement supérieur, l’Education nationale, la Justice, la Régie financière, les Forces de défense et de la sécurité (FDS), etc. Les concours d’entrée dans l’administration publique sont infestés de faux dossiers. Des diplômes de Baccalauréat, de Licence, de Master I ou II se trouvent les plus menacés. Il y a eu même certains de faux diplômes de Doctorat !

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